Depuis le 23 août dernier, les combattants Shebab sont engagés dans une vaste offensive destinée à faire tomber les positions encore tenues par les forces gouvernementales et les troupes de l’Union africaine, l’Amisom.
Selon des sources médicales, les échanges de tirs à Mogadiscio ont déjà fait plus de 140 morts. Et pour contenir les islamistes, le Président somalien Cheick Ahmed Sharif demande le soutien »urgent » de la communauté internationale.
Les islamistes radicaux ont sonné la charge contre le palais présidentiel – le dernier bastion du gouvernement intérimaire dirigé par le président Sheikh Sharif Ahmed, dont les troupes, formées entre autres par l’armée allemande en Ouganda, se révèlent de plus en plus inefficaces. Le siège de la présidence n’a été sauvé que grâce à l’intervention des soldats ougandais et burundais stationnés dans le cadre de l’Amisom. Mais le renforcement de cette force de l’Union africaine, qui doit passer de 6 000 à 8 000 hommes, est précisément ce qui a déclenché l’offensive des islamistes. Ils voulaient créer des faits avant que leur adversaire ne puisse se renforcer.
Cet accroissement des effectifs de l’AMISOM, ajoute notre confrère, est au demeurant contesté chez les spécialistes de la Somalie: il ne ferait qu’accroître le nombre des partisans des chebab, toute ingérence extérieure en Somalie étant honnie au plus haut point.

