L’affaire opposant le député Wack Ly au préfet de Nioro risque de couter cher au dernier nommé. Le ministère de l’intérieur informé de l’incident survenu le lundi dernier, n’a pas tardé de réagir à travers un communiqué signé hier, mardi 31 août, par le ministre de l’intérieur Bécaye Diop.
Dans ce communiqué parvenu à la rédaction, le ministre d’Etat, aussitôt informé de l’incident, « déplore avec la dernière énergie l’attitude du préfet Adama Baye Racine Ndiaye, inadmissible de la part d’un représentant de l’Etat qui doit, en toute circonstance, faire preuve d’équilibre, de réserve et de retenue, dans l’exercice de ces responsabilités ». Le ministère de l’intérieur, autorité administrative en charge des administrateurs territoriaux, ne s’est arrêté à cette condamnation de principe.
Aussi a-t-il pris des mesures conservatoires en attendant l’ouverture d’une enquête. Ainsi, poursuit le même communiqué, « en conséquence de son acte déplorable, le préfet Adama Baye Racine a été invité le même jour (ndlr : lundi), à se rendre toutes affaires cessantes, au ministère de l’intérieur, où il lui a été signifié une mesure de suspension avec effet immédiat, en attendant l’ouverture d’une enquête administrative pour statuer définitivement sur cette affaire ». Rappelons qu’hier, mardi 31 août, le député en question s’était prononcé sur les ondes des radios de la place pour expliquer les circonstances de cette affaire qui l’a opposé au préfet de Nioro.
Tout serait parti d’un tract écrit par Wack Ly, dans lequel il fustige un morcellement d’un terrain destiné à des usages sociaux par des autorités et responsables de la ville. Le préfet ayant pris ombrage, de voir son nom cité parmi les bénéficiaires sur le tract, aurait convoqué l’auteur dans son bureau pour le séquestrer avant de lui asséner un coup qui l’a atteint gravement à l’œil gauche. Après des soins reçus à l’hôpital de Kaolack, la victime munie d’un certificat médical a saisi le procureur d’une plainte. Hier, mardi, les populations de Nioro très en colère, après avoir été informées de l‘incident, ont battu le macadam pour réclamer le départ du préfet.
Daouda GUEYE
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