«On rentre dans la phase des chantiers ». Boniface Ngoa Nkou, directeur général de la Société immobilière du Cameroun (SIC), maître d’ouvrage délégué du projet de construction de 10.000 logements sociaux d’ici 2013, a réuni les entrepreneurs hier à Douala. Objectif, les remobiliser afin qu’il s’approprient au mieux le projet, notamment les chantiers de Mbanga-Bakoko et Olembé, rassurer sur le financement déjà disponible de 25 milliards de Fcfa, réitérer les attentes du gouvernement et les raisons des quelques lenteurs observées jusqu’ici.
Le contexte du programme
La traversée du désert en matière de logements sociaux au Cameroun a duré 20 ans. Période durant laquelle les investissements dans le secteur de l’habitat social ont été gelés. Conséquence, en 2006, la demande située à 180.254 pour Yaoundé, et à 171.885 pour Douala, croissait au rythme de 10% par an. Ce qui donne globalement, un déficit d’environ un million d’unités en 2010. L’heure est grave. Et pour résorber ce problème, le gouvernement a mis en place après mûre réflexion, un programme de construction de 10.000 logements sociaux et 50.000 parcelles constructibles. Ceci, en vue de concrétiser la politique des Grandes Ambitions, et assurer un logement social décent et pas au rabais aux nombreux Camerounais
Le financement
Le projet est subventionné par l’Etat. « 25 milliards de Fcfa sont déjà disponibles pour la première tranche », a rassuré le Dg de la SIC. Pour faciliter les procédures, un cadre de partenariat réunit les acteurs du secteur tels que la SIC, la Maetur, la Caisse autonome d’amortissement, le Crédit foncier, la Mipromalo, le Mindaf, le Minduh, le Minepat, le Minfi, le Mintp. Une convention de financement a été signée entre le Crédit Foncier et le Minfi. « Sur ce volet, pas d’inquiétude. Le PM a mis en place un mécanisme fluide. Vous déposez votre décompte, le Minduh appose sa signature. Le dossier est transmis ensuite à la CAA et tout est payé via les banques commerciales. Tout ceci doit être fait en une semaine maximum. Les moyens sont à votre disposition », a lancé Boniface Ngoa Nkou aux entrepreneurs. A la SIC, les mesures sont prises pour que les décomptes ne fassent pas plus de 24h. « En une semaine, un règlement introduit peut être payé », a ajouté Valère Nkollo, directeur financier et comptable à la SIC.
Les logements à construire
« Devenez propriétaires ! » Voilà le leitmotiv du gouvernement. Démarche réitérée par le Dg hier midi à la direction régionale de la SIC à Douala. Pour la première phase, trois projets sont concernés. Un : Olembé, 1300 logements. Ce projet lui-même est divisé en trois tranches. 120 logements témoins ont déjà été entamés ; 800 logements seront réceptionnés en février-mars 2011, et 350 le seront en mai 2011. Deux : Mbanga-Bakoko, 1200 logements sociaux prévus. Déclinés en deux phases : 610 logements d’abord. « C’est cela que nous sommes en train de lancer. 590 logements ensuite », a précisé Ngoa Nkou. Trois : Extensions aux régions. Ici, 1000 logements sont prévus dans 20 villes, à raison de 50 par localité. Sont concernés, les chefs-lieux de région autres que Douala et Yaoundé, les villes universitaires, industrielles, à grands hôpitaux, etc. « On a fait un appel à candidature pour les techniciens de génie civil. Ce sont de jeunes ingénieurs qui vont conduire les travaux. Il est important que les chantiers emploient un nombre important de jeunes Camerounais ».
Les raisons des lenteurs
Concernant le projet de Mbanga-Bakoko, depuis la pose de la première pierre en février dernier par le Minduh, les choses n’ont pas, avouons-le, avancé à la vitesse de l’éclair. Boniface Ngoa Nkou pointe du doigt le climat et les études. « Les 590 logements nous causent encore des problèmes à cause des intempéries. La Maetur a des engins lourds, et quand il pleut, ils ont du mal à travailler, justifie-t-il. Il faut être sérieux dans le bâtiment. Il y a des études à faire, pour s’assurer de la qualité des travaux et éviter la malfaçon. Ce site-là était déjà aménagé pour des logements individuels. Il y a même des voies qui étaient déjà bitumées. On a été obligés de les supprimer ».
Les exigences du gouvernement
Donner leur chance aux PME camerounaises, mais aussi s’assurer de la qualité des travaux et de la maîtrise des coûts. Voilà tout l’enjeu des chantiers. Et pour cela, l’accompagnement des entrepreneurs est vital. « Nous veillerons sur la qualité. Logements sociaux ne veut pas dire logements au rabais. Il s’agit de coller à chaque entrepreneur, un technicien de la SIC pour éviter les retards préjudiciables. Assurer le coaching à travers la mise à disposition de documents nécessaires, faire en sorte que, sur le chantier, l’approvisionnement et la mobilisation des employés soient effectifs », a précisé le Dg. Et pour faciliter la tâche aux entrepreneurs, des avantages fiscaux leurs sont octroyés. Le projet bénéficie de l’exonération totale de la TVA sur les achats locaux et extérieurs des matériaux entrant dans les chantiers. « Vous devez constituer un fichier stable de vos fournisseurs, parce que nous devons les contrôler », a prévenu le Dg. D’ailleurs, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé pour l’agrément des fournisseurs en matériaux de construction, pour éviter les fraudes.
Alain TCHAKOUNTE © Cameroon Tribune


je suis très contente de votre initiative je sais que cela aidera tous les camerounais et pour cela je tiens à remercier tout le monde qui, de près ou de loin a contribué à ce projet.
je voudrais cependant vous priez de m’envoyer les coûts de ces maisons c’est à partir de combien à combien?
MERCI D’AVANCE